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L'autre élément essentiel dans le Signe des Quatre, est le mariage de Watson avec Mary Morstan.
Mais Granada tenait absolument au concept que Holmes et Watson restent célibataires. La grande force des histoires de Conan Doyle réside dans l'amitié inébranlable entre les deux hommes, "la plus grande histoire d'amitié de toute la littérature", selon John Hawkesworth. On a pu dire qu’ils formèrent le seul couple heureux de l’Angleterre victorienne !
 
Jeremy allait aussi dans ce sens. Dans la série, leur duo n'aurait plus fonctionné avec la présence d'une femme. D'ailleurs Watson aime l'excitation, le danger que lui offre son ami et il n'aurait pas pu l'abandonner à son sort. Rien ne pouvait donc altérer leur relation indéfectible, pas même la très séduisante Mary.
Toute en nuances et retenue, la prestation d'Edward Hardwicke fait bien passer la montée touchante des sentiments du docteur envers la jeune femme. Leur complicité est immédiate. Malheureusement, le tendre Watson voit s'éloigner avec regret celle qui aurait pu être la femme de sa vie.
ÉCHOS DE TOURNAGE
Nous retrouvons ici  le style propre au réalisateur Peter Hammond avec sa prédilection quasi obsessionnelle des surfaces réfléchissantes.
 
L'atmosphère est très travaillée, avec l'utilisation tout au long de l'épisode de plans et de très gros plans sophistiqués, d'éclairages indirects, de jeux de miroirs, que l'on retrouve par exemple dans l'éclat du plateau d'argent de Mrs Hudson, la réflexion du visage de Holmes dans la glace de sa coiffeuse ou dans le miroir rond de la séquence de fin.
C'est le scénariste John Hawkesworth qui eut l'idée d'utiliser le signe d'écriture Sikh représentant le chiffre quatre pour la mystérieuse signature de la bande. Il plaça également dans l'épisode la célèbre réplique de Holmes s'adressant à  Mrs Hudson quand elle lui demande à quelle heure il veut dîner :" Après-demain, à huit heures et demie." Ces mots sont en réalité extraits de "La Pierre Mazarin".
Malgré les précautions prises, les tabloïds firent écho de l'hospitalisation de l'acteur vedette. Le Sun titra : "Le Sherlock Holmes de la télé chez les fous." Une autre fois deux journalistes firent irruption dans sa chambre avec une caméra : "Mr Brett est-il vrai que vous avez le SIDA ?" Cet incident bouleversa Jeremy.
 
Edward Hardwicke déclara encore : "La Granada réalisa que c'était vraiment affreux pour lui  là-bas, en dépit du fait qu'ils l'avaient remis d'aplomb; aussi, très généreusement, elle le fit sortir et placer dans un établissement privé plus confortable. Je me rappelle lui avoir entendu dire une chose terrifiante à ce moment là. Terrifiante pour un acteur. Il  me dit un jour qu'il était réellement effrayé. Je lui demandai pourquoi. Il répondit : "Parce qu'en m'équilibrant et en me calmant, je risque d'avoir perdu ma capacité de jouer.' Je comprenais cette peur et elle était bien réelle pour Jeremy."
Pourtant dès sa sortie de l'hôpital, Jeremy se rendit immédiatement à Manchester pour commencer le tournage du "Signe des Quatre".  A sa diffusion en Décembre 1987, la presse accueillit très favorablement le film, qui reçut l'approbation de la Sherlock Holmes Society of London, et le public, ignorant de sa maladie, retrouva le détective comme si de rien n'était.
THE IRREGULARS
Les Irréguliers de Baker Street (Baker Street Irregulars) parfois également appelés les Francs-tireurs de Baker Street, sont un groupe de gamins des rues dont le chef se nomme Sam Wiggins.
Ils vivent aux alentours de Baker Street et secondent Holmes dans ses enquêtes. Sans se faire remarquer, ils se faufilent un peu partout dans Londres, posent des questions, cherchent des indices, espionnent les suspects et mènent des filatures. Holmes rémunère leurs services au tarif d'un shilling par jour (plus les frais) et leur alloue une guinée (soit 21 shillings) pour toute découverte importante.
 
Les Irréguliers interviennent pour la première fois dans le canon dans "Une Etude en rouge" (1886) et interviennent régulièrement dans plusieurs enquêtes de Sherlock Holmes. voir image
 
Ils ont égalementont inspiré de nombreuses œuvres de fiction dans tous les domaines. Ils apparaissent dans des séries d'animation, des séries télévisées où ils tiennent un rôle de premier plan, des romans et des romans policiers pour la jeunesse, des bandes dessinées...
 
Et bien sûr, en 1934, Christopher Morley a fondé la célèbre "Baker Street Irregulars" (BSI), société de fervents admirateurs holmésiens. Elle compte et a compté des membres très célèbres et éminents, romanciers, mathématiciens, comédiens, et même des présidents des États-Unis ! L'association a pour mission de respecter les principes holmésiens, et poursuit toujours ses activités en organisant notamment une assemblée annuelle à New York.
L'HISTOIRE
(Février 1890)
Mary Morstan demande à Sherlock Holmes d'enquêter sur la mystérieuse disparition de son père, officier aux Indes, il y a dix ans. Quatre ans après ce drame, elle a reçu une perle de très grande valeur. Ce don anonyme fut renouvelé chaque année, avec cette fois une lettre qui lui donne rendez-vous au Lyceum Theatre, accompagnée de deux amis. De là Mary, Holmes et Watson sont conduits chez Thaddeus Sholto. Cet extravagant personnage et son jumeau ont découvert le fabuleux trésor d'Agra caché par leur père et souhaitent en faire bénéficier Mary.
Mais à Pondichery Lodge, Bartholomew Sholto a été assassiné dans des circonstances inexplicables. Le trésor a disparu ! La signature du "Signe des Quatre", les empreintes d'un homme avec une jambe de bois et d'une autre créature, mettent Holmes sur la piste d'une vengeance.
Grâce au chien Toby et aux Irregulars de Baker Street, elle aboutit au bateau l'Aurora. Une course poursuite s'engage sur la Tamise. Quel pacte secret fut scellé jadis en Inde ? Quel destin tragique a frappé l'unijambiste Jonathan Small et son étonnant compagnon Tonga ?
Le Signe des Quatre
The Sign of Four
Long Métrage :  Saison 2 - Hors-série 1 (1987)
UN BON SIGNE
Nous retrouvons les thèmes chers à l'écrivain. Pays lointains et exotiques, avec l'évocation du fort d'Agra chez les féroces Cipayes et la Compagnie des Indes, trésor volé, pacte secret qui engendre trahison, vengeance et drame, personnages aux destins brisés et bien sûr faits étranges…  
Cette adaptation classique et de qualité reste dans l'ensemble fidèle au texte de Conan Doyle.  Deux éléments importants de la nouvelle ont pourtant été supprimés. Le premier est l'habitude qu'a Holmes de se droguer pour tromper l'ennui qui l'accable entre deux enquêtes. Granada avait déjà utilisé le célèbre dialogue entre Holmes et Watson sur la "solution à sept pour cent de cocaïne" en ouverture d'Un Scandale en Bohème.
Pensant que le synopsis du "Signe des Quatre" ne serait peut-être jamais utilisé, le pilote de la série brossait ainsi un portrait complet du détective. Le scénario de l'histoire fut ensuite modifié pour ouvrir d'emblée sur l'arrivée de Mary Morstan au 221b et sa mystérieuse histoire.
ÉCHOS DE TOURNAGE
Jeremy fut aussi du voyage à Malte. N'ayant aucune scène à jouer, tout le monde espérait que ces courtes vacances l'aideraient à restaurer sa santé.
 
C'est Peter Hammond qui retint le cadre de la poursuite sur la Tamise, non sans difficulté car les marques de la modernité étaient omniprésentes.
 
La caméra suit avec virtuosité la vedette de la police qui file l'Aurora, du quai de Westminster (Victoria Embankment) à Gravesend, montrant Wapping Pier, Tower of London, Westminster Bridge, Westminster Millennium Pier…
La tension monte à mesure que s'amenuise l'écart entre les deux bateaux. L'obscurité inquiétante, déchirée par les faisceaux lumineux du projecteur, les ordres de Holmes, l'atmosphère glaciale et le brouillard oppressant semblent nous pénétrer.
Le Sherlock Holmes Journal décrivit avec enthousiasme cette séquence, magistralement filmée, et la superbe évocation des bords de la Tamise avec ses docks et de l'époque victorienne.
Michael Cox trouva remarquable que l'atmosphère des années 1980 se confondît littéralement avec celle des années 1880.
LE CHOIX DES LIEUX
La reconstitution scrupuleuse de l'épisode contribue beaucoup à sa réussite et sa qualité. En particulier les lieux de tournage, judicieusement choisis, procurent un grand réalisme au prix de nombreux déplacements de la part de l'équipe et des acteurs. Les tournages ont eu lieu à Londres, Manchester, Liverpool, Great Yarmouth, dans le Norfolk, le North Yorkshire et également sur l'ile de Malte.
 
Le Lyceum Theatre où a rendez-vous Mary Morstan est la Walker Art Gallery, William Brown Street, à Liverpool. La ménagerie de Pinchin Lane fut recréée dans un entrepôt le long de la rivière Irwell à Manchester, là où se trouve actuellement l'hôtel Victoria and Albert. L'équipe trouva Pondichery Lodge, l'incroyable manoir des Sholto et le parc, àAllerton Castle près de Knaresborough, dans le North Yorkshire.
 
Pour mettre en images la longue narration rétrospective de Jonathan Small, toute l'équipe se rendit à Malte où furent reconstitués le fort d'Agra et le bagne des îles Andamannes dans plusieurs endroits tels que Triq San Nikola, Triq Inguanez, Howard Gardens ou Greeks Gate.
L'ART DU DÉGUISEMENT
Holmes excelle dans l'art du déguisement. Il est très doué pour se métamorphoser physiquement grâce au maquillage, aux postiches, aux postures qu'il adopte, aux accents et à la transformation de sa voix. Il passe ainsi totalement inaperçu.
En fait, il est constamment en représentation, aime surprendre ses clients et son ami Watson, qui lui même n'y voit que du feu et se laisse berner. Il avoue souvent être incapable de se refuser une note dramatique.
 
Ainsi dans "Le Signe des Quatre" il se métamorphose en vieil officier de marine asthmatique pour enquêter sur les docks. Il révèle sa véritable identité de façon théâtrale, comme un tour de magie, devant Watson et l'inspecteur stupéfaits. "Vous auriez pu devenir un acteur, et quel acteur !" s'exclame Athelney Jones. Cet aspect ludique plaisait à Jeremy qui lui-même adorait se déguiser et faire des farces. Il jubilait comme un enfant chaque fois qu'une scène où il devait se déguiser était prévue dans le script, et s'amusait à tromper son monde tellement il devenait méconnaissable.
Jeremy Brett ...  Sherlock Holmes
Edward Hardwicke ...  Dr. John Watson
Robin Hunter ...  Major Sholto
John Thaw ...  Jonathan Small
Jenny Seagrove ...  Miss Mary Morstan
Ronald Lacey ...  Thaddeus/Bartholomew Sholto
Terence Skelton ...  Captain Morstan
Emrys James ...  Athelney Jones
Alf Joint ...  McMurdo
Kiran Shah ...  Tonga
Rosalie Williams ...  Mrs. Hudson
ÉCHOS DE TOURNAGE
Ronald Lacey fait une composition extraordinaire des jumeaux  Thaddeus et Bartholomew Sholto. Cet acteur atypique a souvent tenu des rôles loufoques. Entre autres, celui de l'idiot du village dans " Le Bal des Vampires" de Roman Polanski, et ceux de deux nazis pour Steven Spielberg : le Major Arnold Toht dans "Les Aventuriers de l'Arche perdue" et Heinrich Himmler dans " Indiana Jones et la Dernière Croisade". En 1983, il a même campé un inspecteur Lestrade original et inquiétant dans "Le Chien des Baskerville" avec Ian Richardson.
John Thaw, qui joue le bagnard à la jambe de bois Jonathan Small, est très connu pour son rôle de l'inspecteur Morse dans la série éponyme.
Alf Joint, qui joue Mac Murdo, est le cascadeur qui doubla Eric Porter (Moriarty) aux chutes de Reichenbach dans le Dernier Problème.
Producteur : June Wyndham-Davies, Michael Cox
Réalisateur : Peter Hammond
Scénariste : John Hawkesworth
Décorateur : Tim Wilding
Musique : Patrick Gowers
21ème épisode tourné
1ère diffusion : Angleterre: 29 déc. 1987 - ITV Network (21ème épisode diffusé); Etats Unis: 27 oct./3 nov. 1988 - WGBH; France: 26 sept. 1989 - FR3 (21ème épisode diffusé)
Durée: 1 h 42 min 40 sec
Dans le Signe des Quatre, nous retrouvons les Irréguliers qui jouent un rôle particulièrement important, notamment dans la recherche du bateau "Aurora" sur les quais.
 
On peut voir dans la série que Holmes entretient un rapport privilégié avec ces enfants démunis.  Inversement, ces derniers ont également un très bon contact avec celui qu'ils voient en héros et sont prêts à tout pour l'aider.
 
Ainsi Jeremy, afin de rendre le détective un peu plus sympathique et lui donner plus d'humanité, a développé ce rapport d'attachement. À ce sujet, l'acteur a déclaré : "Holmes aime aussi les enfants, parce que je me suis demandé où son amour est canalisé. Parce que nul ne peut être dépourvu d'émotion. Alors, chaque fois que je peux, les Irréguliers sont autour de moi. Je pense que Holmes aime les enfants."
LE DÉTECTIVE ET LES ANIMAUX
Sherlock Holmes côtoie très souvent des animaux dans les histoires de Conan Doyle. Animaux de toutes sortes; parfois dangereux qui peuvent devenir l'arme du crime (Le Ruban mouchetée, Le Chien des Baskerville) quelquefois au cœur même de l'affaire (Flamme d'Argent) ou encore qui se montrent des compagnons utiles et efficaces à la résolution de l'enquête (Le Mystère de la Vallée, Le Mystère de l'anthropoïde).
Dans Le Signe des Quatre, il en est ainsi du chien Toby, un curieux bâtard très disgracieux mais doué d’un odorat étonnant, qui aide Holmes à suivre la piste des suspects en fuite.
C'est pourquoi on peut dire que le détective entretient un rapport privilégié avec les animaux. On sent qu'il les aime, bien qu'il proclame son aversion pour la nature. Il flatte les chevaux, caresse les chiens et montre également des connaissances approfondies sur la gent animale. Jeremy a également renforcé cet aspect plus humain du caractère holmésien.
L'ESPRIT DOYLIEN
Comme souvent chez Conan Doyle, on trouve deux parties. La première privilégie l'enquête et la seconde est rétrospective et narrative. Tous les protagonistes sont servis par un excellent casting et une mise en scène sans temps mort. L'humour affleure toujours sous le drame. Le film prend un ton plaisant dans ces moments jouissifs, typiquement holmésiens, tels la découverte du corps de Bartholomew Sholto et la recherche d'indices.  La panique de l'extravagant Thaddeus Sholto contraste avec la maîtrise du logicien froid et pratique et forme un contrepoint comique.
 
Comme à son habitude, Holmes mène ses investigations à l'écart de la police officielle et témoigne même d'un certain dédain moqueur à l'égard d'Athelney Jones. Son raisonnement sans faille contraste avec la lourdeur de l'inspecteur, qui assiste avec Watson aux subtiles déductions du détective.  Il aime les taquiner en leur donnant des indices avec parcimonie sans en expliquer la signification, ou les piéger sous son déguisement. Athelney Jones reconnaît qu'Holmes  aurait "pu devenir un acteur, et quel acteur !" et finit par admirer ses facultés si particulières. Finalement  tous joignent leurs forces pour l'arrestation finale.
PRÉAMBULE
A l'origine le scénario du "Signe des Quatre" fut écrit par John Hawkesworth en 1983, pour célébrer le centenaire de la création de Sherlock Holmes. L'intention première de Granada était d'introduire la série avec ce long-métrage spécial. Finalement la chaîne ITV avait refusé ce format pour des raisons budgétaires et par crainte de lasser les téléspectateurs avec une histoire trop longue et réalisée par une équipe encore inexpérimentée.
Le film ne sera donc porté à l'écran qu'en 1987 après "Le Dernier Problème". Ainsi Granada se décida pour deux heures de film, comme l'avait fait Central avec succès, pour la série de l'Inspecteur Morse. Central avait l'avantage de moyens financiers conséquents et d'intrigues basées sur des romans de plus de 200 pages - les romans de Conan Doyle n'en comptaient qu'une vingtaine.
Cela n'inquiéta pas les deux producteurs qui s'entendirent pour réunir une équipe consensuelle. Michael Cox choisit son scénariste favori, le vétéran de Granada John Hawkesworth, tandis que June Wyndham-Davies engagea son réalisateur de prédilection Peter Hammond.
UN DÉTECTIVE AU MIEUX DE SA FORME
Jeremy déploie ici  toute sa virtuosité pour camper son personnage. Son habileté dans les séquences de déduction, son dynamisme lorsqu'il court dans les bas-fonds londoniens avec Toby, son intrépidité lors de la descente du toit de Pondichery Lodge, etc.
Jeremy était particulièrement fier de cette séquence acrobatique, car il avait dû vaincre sa peur du vide pour grimper sur les toits de la villa des Sholto. Elle est en effet très impressionnante.
 
Le script n'a pas cherché à souligner un aspect caractéristique et bien connu de Holmes, à savoir son extrême misogynie, très clairement affichée dans la nouvelle de Doyle où il proclame son aversion envers les femmes :" Je ne me marierai jamais, de peur que mes jugements n'en soient faussés".
Dans le film, on constate seulement son indifférence face aux charmes de la ravissante Mary Morstan, qu'il a à peine remarquée...
DERRIÈRE LE MIROIR
En regardant la remarquable prestation de Jeremy, difficile d'imaginer qu'il venait de connaître une grave dépression. voir article
 
Le tournage des Six Napoléons bouclé, Jeremy fit une sévère dépression. En 1986, il est admis à l'hôpital Maudesley dans le sud de Londres, connu pour traiter les désordres mentaux. L'acteur y passa environ dix semaines.
Edward Hardwicke se rappela cette période : "Je suis allé lui rendre visite à Maudesley, un lieu sinistre et dépressif, bien que les soins y soient très bons. Il était  là sous le nom de Huggins, car tout le monde était conscient que sa maladie ne devait pas être divulguée à la presse. Le pauvre homme… ils l'avaient vraiment abattu avec les médicaments afin de maîtriser l'élément maniaque de la maladie.
 
C'était le problème avec Jeremy.  Quand vous l'appeliez au téléphone, et qu'il claironnait "Je vais merveilleusement bien", alors vous pouviez vous inquiéter. Mais à l'hôpital de Maudesley, quand je le vis, il était d'un calme très inhabituel. Je me souviens lui avoir apporté quelques stupides friandises, réalisant après coup combien cela était idiot. La nourriture était la dernière chose qui pouvait l'intéresser alors."
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