Long Métrage
VIDEO CLIP 1 VIDEO CLIP 2 EPISODE SUIVANTProducteur : June Wyndham-Davies, Sally HeadRéalisateur :Peter HammondScénariste : Jeremy PaulDécorateur : Chris TrueloveMusique :Patrick Gowers33ème épisode tourné1ère diffusion : Angleterre: 2 jan. 1992 - ITV Network (33ème épisode diffusé); Etats Unis:11/18 mars 1993 - WGHB; France: 16 oct. 1994 - TMC (33ème épisode diffusé)Durée: 1 h 41 min 30 sec
Le Maître Chanteur d' Appledore- The Master Blackmailer -HORS SERIE 3
ALBUM PHOTOS DE L'ÉPISODE EPISODE PRECEDENTJeremy Brett ... Sherlock Holmes Edward Hardwicke ... Dr. Watson Rosalie Williams ... Mrs. Hudson Robert Hardy ... Charles Augustus Milverton Sarah McVicar ... The Hon. Charlotte Miles Sophie Thompson ... Agatha Norma West ... Lady Diana Swinstead Serena Gordon ... Lady Eva Blackwell Nickolas Grace ... Bertrand Colin Jeavons ... Inspector Lestrade David Mallinson ... Colonel Dorking Brian Mitchell ... Harry, Earl of Dovercourt Stephen Simms ... Stokes
Conan Doyle: Charles Auguste MilvertonLE CONTEXTEGranada renoua avec le format de deux heures pour la diffusion du Maître Chanteur. Jeremy n'était pas sûr que ce soit une bonne idée. Inévitablement, il craignait une moindre fidélité à l'œuvre due à des développements pas toujours opportuns. Au moment du tournage, il était plutôt optimiste. Plus tard, il confessa que deux heures pour le film était une erreur, estimant cependant que Le Maître Chanteur était réussi. Jeremy Paul fut chargé de convertir les douze petites pages de la nouvelle de Conan Doyle en deux heures pleines pour la télévision. Heureusement dans le texte de Doyle se trouvent beaucoup de sous-entendus et de non-dits, dont Paul sut tirer parti pour étoffer chaque personnage et en particulier donner à Holmes des raisons de s'intéresser à l'affaire et de percer son mystère. Dans sa recherche, Jeremy Paul apprit qu'à l'époque où Doyle écrivit sa nouvelle, un individu moralement assez louche sévissait à Londres. Il se disait l'ami de nombreux artistes et se nommait Charles Augustus Howell. De nombreuses personnes le soupçonnaient d'être un maître chanteur. Il est probable que Doyle se soit inspiré de cet individu pour créer Milverton, "the king of all the blackmailers". Le scénariste suivit l'idée de Doyle et fit de Milverton un négociant d'art, situation idéale pour un tel scélérat, car elle lui permettait d'évoluer aisément dans la haute société et d'avoir accès aux secrets des plus faibles et des plus vulnérables.
UNE CRITIQUE MITIGÉELes critiques, un peu blasées à l'époque sur les séries de Sherlock Holmes, étaient pour la plupart flatteuses, mais presque à contrecœur. The Daily Express résuma ce que beaucoup de spectateurs et de critiques pensèrent sur le coup : "On ne peut pas dire que l'on ne passe pas deux heures plutôt agréables, mais on a le sentiment qu'il y a des longueurs." The Guardian exprima le même sentiment : "Jeremy Paul qui allongea la nouvelle, Chris Truelove qui la décora et Peter Hammond qui la mit en scène, reconnaissent magnifiquement le fait qu'il n'y a pas du tout d'histoire dans tout cela".La presse fit peu de commentaires concernant l'interprétation de Jeremy Brett ou d'Edward Hardwicke. On considérait probablement que tout avait déjà était dit auparavant. Les séries étaient projetées depuis huit ans et ne faisant plus partie des nouveautés, elles avaient glissé à l'arrière-plan.
UN COUP DE MAîTREAdapté avec brio de la nouvelle Charles Augustus Milverton, le téléfilm est élégant et d'excellente facture, l'un des meilleurs longs-métrages de la série. La réalisation de Peter Hammond mêle rythme, péripéties, humour, violence.Une lumière et une photographie remarquables, hautes en couleurs, nous changent de la plupart des autres épisodes aux tonalités plus sombres. Une reconstitution et des décors magnifiques nous offrent de charmantes scènes champêtres ou les fastes d'un grand bal.L'épisode présente une bonne restitution du Londres victorien et de la mentalité de l'époque. Milverton peut en effet exercer ses chantages car la société victorienne emprisonne les individus dans un carcan de convenances et de préjugés qui ne leur offre que peu d'espace de liberté et surtout aucun droit à l'erreur. Scénariste et réalisateur nous dépeignent parfaitement, au travers des dialogues et de l'image, les deux faces de cette société restrictive et étriquée, qui ne vit que dans l'apparence et l'hypocrisie. Les erreurs qu'exploite Milverton vont de l'amourette d'adolescence – que l'on suppose bien platonique mais qu'une jeune fille de bonne naissance ne peut se permettre tant elle doit apparaître sans tache aux yeux de son futur époux – aux projets de mariage d'un militaire homosexuel qui se doit de sauver les apparences et sera trahi par son amant. Les terribles pièges dans lesquels tombent les proies du maitre-chanteur sont évoqués avec subtilité et justesse. Suicide, vie ruinée, mariage annulé... Milverton ne connaît aucune limite, ni aucune pitié.
L'HISTOIRE (26 Mars 1904)Sherlock Holmes est alerté au sujet des infâmes agissements, dans le milieu aristocratique londonien, d'un maître-chanteur dont l'identité reste un mystère. Il profite de la cupidité des domestiques pour obtenir des lettres compromettantes écrites par leurs maîtres qu'il fait chanter, causant énormément de mal depuis des années. Il continue de sévir car toute résistance à son égard est vaine. A cause de lui, le Colonel Dorking s'est suicidé, non sans avoir pu révéler son nom à Sherlock Holmes. Il s'agit de Charles-Augustus Milverton (CAM). Lady Eva Brackwell, qui doit se marier au comte de Dovercourt, est sa nouvelle victime. Holmes doit très vite récupérer les lettres qui mettraient en péril son mariage. Milverton en demande une somme exorbitante. Holmes tente d'abord de négocier avec lui, puis cherche à l'intimider avec Watson. Mais l'homme est dangereux et sort un revolver. Dans les jours qui suivent, Holmes se déguise en plombier du nom d'Escott et propose ses services à Appledore Tower, la propriété de Milverton. Il a trouvé ce subterfuge pour infiltrer les lieux, mais ne s'attendait pas à attiser les ardeurs de la jeune femme de chambre, Agatha, et encore moins à se fiancer avec elle ! Il met vite un terme à ses sentiments et son professionnalisme reprend le dessus. Avec Watson, il projette de cambrioler la maison de Milverton pendant le grand bal donné chez les Dovercourt. Ils espèrent profiter de son absence pour s'introduire dans son bureau, fouiller le coffre-fort et brûler les lettres. Mais Milverton survient car il a rendez-vous avec une inconnue. Vont-ils réussir à s'en sortir ?
SUITE PHOTOS DE PRESSE ET DE TOURNAGE.
ACCUEIL RETOUR
 
Chargement des bibliothéques...